BOURSES REVELATIONS EMERIGE 2015 – du 5 au 22 novembre 2015

1147658« Empiristes » est la deuxième exposition de la Bourse Révélations Emerige lancée par le Fonds de dotation Emerige.

En créant la Bourse  en 2014, Laurent Dumas a souhaité apporter » son soutien aux créateurs à un moment particulier de leur carrière, entre la sortie d’une période d’apprentissage et l’entrée dans la vie professionnelle c’est à dire ce moment où l’on tente de vivre son art. »Chaque année un artiste plasticien émergent français est choisi ainsi en début de carrière (moins de 35 ans). C’est un véritable tremplin vers le monde artistique qui lui permet de réaliser sa première exposition personnelle au sein d’une galerie française de renommée internationale, de la production de ses oeuvres jusqu’au financement de l’exposition elle-même.

« Les onze artistes retenus pour cette nouvelle édition ont pour point commun de rendre manifeste les relations qu’ils entretiennent avec la matière qui les entoure:la céramique, le bois, la laine, le plastique, l’eau, le sel, l’argile ou la surface même d’une photographie…mais ce sont aussi des textes, des souvenirs, de l’amour, du temps ou le discours esthétique lui même que les artistes utilisent comme ingrédients critiques de l’oeuvre.. »(Gaël Charbau, commissaire de l’exposition).

IMG_5204Lucie Picandet née en 1982, est l’artiste lauréate de la deuxième édition de la Bourse. Elle va bénéficier d’une dotation de 15 000 euros pour la préparation de sa première exposition personnelle à la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois.

A partir d’une carte postale,matrice pour son travail, l’artiste mêle ensuite les techniques de la broderie à la fiction, à l’écriture ou à la philosophie. Pour l’exposition elle a imaginé une série de nouvelles  » broderies en suspensionqui consistent en différents morceaux de toiles maintenus par des tiges eIMG_5208n bambou et traversés de fils de laine, dont certains viennent effleurer le sol lui ont été inspirées par cet instant apparemment insignifiant où l’on s’attache les cheveux au cours d’une journée. »

picandetLe reste de son installation est présentée dans un cabinet de dessins qui retrace l’histoire du projet «  Celui que je suis » commencé en 2004.

Sur les deux niveaux de la Villa Emerige, se déploie ainsi l’exploration incessante de Lucie de ce qui peut exister entre la structure du langage et les gestes impliqués dans l’action de tisser.

 

L’exposition des 11 projets est à voir du 6 novembre au  jusqu’au 22 novembre : EMPIRISTES à La Villa Emerige, 7, rue Robert Turquan 75016 Paris

http://www.revelations-emerige.com

 

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REVELATIONS – Salon des métiers d’art et de la Création –

REVELATIONS  a ouvert ses portes du 10 au 13 septembre sous la verrière du Grand Palais. Ce Salon des Métiers d’art et de la Création a accueilli cette année plus de 38 000 visiteurs, 15% de plus qu’en 2013.

Une jolie surprise sur plusieurs stands :

– Hand in Hand, plateforme créative dont le principe « est de générer une symbiose entre le design, l’artisanat et l’environnement où les designers travaillent main dans la main avec des artisans, afin de préserver, de développer et d’innover l’artisanat traditionnel qui dans le contexte économique d’aujourd’hui, péricliterait lentement. »

En partenariat avec le Centre Culturel de Taïwan à Paris et l’Office taïwanais du tourisme, Hand in Hand a présenté Taïwan ou le savoir faire du bambou. Matériau IMG_4734noble et populaire à la fois, présent sous de multiples formes, le bambou était dans tous ses états, comme ce tabouret aux trois disques associés en fleIMG_4733 (1)urs surmontant  trois piètements droits.

 

CONCENTRIC stool, 48X70X50 Designer: Drii Design.

 

Hand in Hand :http://www.h-i-h.eu

– La HEAD – Genève en résidence.

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Une école Suisse qui offre une formation spécifique au niveau Bachelor en design bijou, montre et accessoires. Un grand nombre de designers issus de ce département fondé en 1987 font partie des chefs de file européens en design bijou.

Les jeunes présentés à Révélations mènent de front une carrière freelance tout en exerçant leurs talents dans le domaine de la joaillerie.

Pia Farrugia, diplômée Master 2015. Prix fédéral de Design.

 

– LIBRE ART BITRE Art Contemporain Design 

L’association Libre ARTbitre, créée et dirigée depuis 2008 par Michael Chéneau,  a la particularité d’être soutenue par une dizaine d’entreprises Bretonnes et par la région Bretagne. Elle a été une nouvelle fois sélectionnée pour participer à la 2ème Biennale des Metiers d’Art qui se déroulera à Paris (Grand Palais) en sept 2015.

Lucie_Le_Guen_Cette participation se fera avec le soutien exceptionnel de la Chine dans le cadre du 30 ème anniversaire du jumelage entre la région Bretagne et la région du Shandong.

 

Lucie Le Guen, Miroir-Miroir !

« L’association Libre ARTbitre produit et partage l’art contemporain en mettant en place des stratégies et des actions qui créent du lien entre acteurs et territoires. Elle implique la mise en commun des savoirs et des ressources,la solidarité, l’accessibilité et l’innovation.

LAB est devenue le référent sur les projets collaboratifs entre des savoir-faire et des artistes avec « Artisans LAB » réseau d’entrepreneurs ayant un savoir-faire spécifique. Elle soutient et valorise des artistes de renommée internationale, la jeune création contemporaine ainsi que l’expertise artisanale. »

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A suivre pour des projets variés…

La prochaine édition de ce salon se tiendra du 3 au 8 mai 2017 et sera donc un rendez vous de printemps !

 

 

Etienne Szinte – Orbis 

 

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FREDERIQUE LUCIEN – IL – Galerie Jean Fournier – jusqu’au 10 octobre

IMG_4678Il s’agit de la huitième exposition personnelle de Frédérique Lucien présentée à la Galerie Jean Fournier. Le corps humain est l’engagement continu de l’artiste depuis Anonyme.

Il est faite de fragments de corps, inlassablement dessinés par l’artiste qui nous font perdre repère pour plonger dans une vie si intime à nous mêmes. Des petits objets moulés viennent former relief dans ce paysage humain aux couleurs intemporelles. Cette installation paisible de la galerie est ponctuée d’accents d’une grande tension; quand deux pieds font face, si humbles dans leur position. Subitement cette exposition prend une force nouvelle. Ces voûtes plantaires laissent deviner un corps tout entier dans  une position de piété. Elles ont les lignes et creux de celles des pèlerins que peignaient avec une infinie simplicité Giotto di Bondone.
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L’oeil est fermé. « L’oeil à la paupière close devient, retourné, sexe féminin, de même que les replis de son anus forment les nervures d’une petite taille d’arbre. L’incarnation graduelle, cette recherche du corps, sans doute le propre de l’art, équivaut à un retour à la terre, à la fois sol et ligne d’horizon. Mais cette quête du corps est également une rencontre amoureuse. «  (extrait du texte de Danièle Orhan:IL advint, ce corps, ce paysage sidérant ).IMG_4735

Ces fragments humains trouvent leur unité sous l’oeil du regardeur, qui peut imaginer la carte d’un paysage voluptueux.

Galerie Jean Fournier – jusqu’au 10 octobre – http://www.galerie-jeanfournier.com

Prochaine exposition de l’artiste: Cher modèle – 17.10.15 – 6.03.16 au Centre Interprétation Art et Culture (CIAC) de Bourbourg.

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MONA HATOUM jusqu’au 28 septembre 2015 au Centre Pompidou –

La carte et le territoire.

Une artiste exceptionnelle en ce mois de septembre !

Mona Hatoum IMG_4180est présentée au coeur d’un espace magnifique du Centre Pompidou. Une exposition très dense et proposant un bel aperçu de ce qui fait son oeuvre depuis 1972.

Née à Beyrouth en 1952 de parents palestiniens, l’artiste est en visite à Londres lorsque la guerre civile éclate au Liban. Dans l’impossibilité de rentrer, elle reste à Londres où elle étudie l’art. De nationalité britannique, elle vit au Royaume uni depuis la fin de ses études et partage depuis 2003 son temps entre Londres et Berlin.

Avec différents médiums, pratiques et références (minimalisme, Arte povera), Mona Hatoum travaille et fait partager une errance aux accents anxieux.  Le regardeur va  éprouver physiquement ses jeux d’échelles, ses mondes et objets familiers qu’elle présente détachés de leur contexte, agrandis ou miniaturisés, dans une grande méticulosité.

Elle est dans une recherche constante de nouveaux territoires  et dans la création élaborée en lien aux données et coordonnées d’un territoire. Elle a saisi l’occasion deIMG_4196
reprendre et décliner un motif privilégié dans son travail : la carte.IMG_4203

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MARC DIDOU – L’art au fil de la Rance – juillet-septembre 2015

IMG_4532Dans le cadre de l’Art au fil de la Rance 2015, Marc Didou né en 1963 a installé trois oeuvres sur la commune de Plouër sur Rance. Voici deux d’entre elles dont la présence sur les lieux  est une force tranquille entre matière et mystère.

– l’une pour le jardin de la Chapelle de la Souhaitier, un portail monumental. Celle ci  intitulée, Spectrale, est formée de deux battants identiques et composé d’une trame irrégulière géométrique qui laisse filtrer la lumière.

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IMG_4538« Pour un sculpteur, la création d’un portail ne consiste pas uniquement à ouvrir et à clore l’accès d’un espace. Cette création implique aussi une réflexion sur l’espace lui même et sur la manière dont il peut être habité. Je travaille depuis des années sur l’anamorphose et sur les illusions optiques dans le but de provoquer des perturbations dans notre appréhension du monde sensible. Le portail pour la chapelle de la Souhaitier participe à cette recherche. Lorsque le portail est fermé, un visage apparaît mais sa perception n’est possible qu’à distance, comme si seule la distance était à même de révéler la présence. »

-Avec  Pipeline fossile, issu de la série des Oléoducs, présentée dans le jardin du Manoir des Guérandes, Marc Didou parvient à une étape importante de ses recherches. Sa pratique initiale de métal soudé, à échelle variable mais souvent monumentale, a donné lieu au fil des années à une production marquée par une ambivalence des motifs, intriquant nature et culture. »

IMG_4515Depuis ses débuts de sculpteur, l’agencement de formes évoque tantôt la nature : prolifération de formes organiques, élan ascensionnel des forces élémentaires, tantôt l’action de l’homme, à travers l’adjonction insolite d’objets ou mobiliers vernaculaires. Tout l’œuvre exprime cette tension, le projet de lier le quotidien à une métaphysique. Ceci peut expliquer aussi qu’à rebours de nombre de ses contemporains, Marc Didou n’oppose pas l’art et la technique. IMG_4526IMG_4518L’emploi de matériaux et factures qui impressionnent, au sens le plus concret du terme, n’est pas une fin en soi ni le fait d’un artiste Vulcain qui s’emploierait à une démonstration de force : il s’agit pour lui d’une idée de la sculpture dont le poids et la taille spécifiques sont à la juste mesure du propos. »

Programme de l’ART AU FIL DE LA RANCE sur le site:http://www.artaufildelarance.com

Site de l’artiste:http://www.marcdidou.com

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KELD HELMER-PETERSEN – Un autre monde – Maison du Danemark jusqu’au 18 décembre 2014

Afin de poursuijpgvre le mois de la photo à Paris  je vous encourage vivement à visiter l’exposition Keld Helmer-Petersen (1920-2013)  à la Maison du Danemark. Il était photographe et danois, pionnier dans son art. De ses expériences sur film couleur à son utilisation des techniques numériques « il découvrit la beauté inhérente à l’accidentel, à l’abandonné et à l’inaperçu en travaillant aux marges de la vie moderne, errant dans les ports, les gares de triage et les quartiers pauvres. » 349486.501

C’est en 2005 et aux Rencontres d’Arles que la France a découvert l’artiste danois et ceci grâce à Martin Parr.

En ce mois de décembre à Paris, c’est Mickael Sheridan, architecte et commissaire new yorkais qui crée l’évènement en rendant hommage aux images noires et blanches de Keld Helmer-Petersen qui semblent être de véritables compositions graphiques de lignes et de cadres, de symboles et de surfaces pour « l’élaboration de sa vision et l’exploration de son propre monde « sous la forme de paysages « constructivistes ». Le regard ne peut que se laisser prendre patiemment par cette poétique de la photographie.

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Maison du Danemark – 142, avenue des Champs Elysées 75008 Paris – jusqu’au 18 décembre 2014 – http://www.maisondudanemark.dk

 

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ELMAR TRENKWALDER – Conversation plastique à Sèvres jusqu’au 27 octobre 2014

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« C’est une conversation plastique pleine de symétries, de variations comme s’il s’agissait d’une écriture musicale »; c’est en ces mots qu’Elmar Trenkwalder, artiste autrichien né en 1959, présente la trentaine de pièces (dont une oeuvre est posée dans les jardins de la Cité de la Céramique) qu’il a réalisées lors de sa résidence d’artiste effectuée à Sèvres depuis 2011.

L’artiste joue à l‘architecte avec ses céramiques; il articule une série de principes récurrents à cette pratique : la symétrie avec des plis et des dédoublements, la répétition avec l’accumulation, la permutation et la réduction.

Il est aussi sculpteur en interrogeant la question de l’espace, du lieu entre architecture et ornement et de la fonction du détail. Des figurines, des gargouilles affaissées, des corps difficilement identifiables sont ainsi posés sur un char celtique. Le détail acquiert, dans sa redondance, et dans chacune de ses pièces, une valeur d’abstraction.

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Les figures sont érigées et conçues en un assemblage ludique , avec une inversion de la hiérarchie des proportions, une opposition des matières.  Le grès est modelé par l’artiste puis émaillé par les artisans de la Cité. Ce processus de création associé aux formes manièristes et ornementales de l’art baroque provoque une instabilité dans le dispositif d’Elmar Trenkwalder. Il force le regardeur à vivre une expérience : « Ce qui compte pour moi c’est de vivre avec mes visions mais aussi avec mon temps. Pour moi l’ornement n’est évidemment pas simplement formel. L’ornement est la forme même de la vie. Le corps et l’espace(…) ces deux domaines sont le plus souvent séparés. je tente de trouver un passage entre ces deux réalités, en ouvrant la représentation du corps sur celle de l’espace extérieur, le paysage par exemple… » 

L’artiste, architecte et sculpteur, fait corps avec la céramique qu’il développe et accompagne d’un vocabulaire foisonnant de formes organiques. Le visiteur devient spectateur de ce récit d’une construction architecturale imaginaire « qu’on ne peut penser complètement », d’une conversation habitée par la croyance en la puissance magique de l’oeuvre d’art.

Une exposition à la Maison rouge en 2008 avait réuni sous le titre « Les inspirés » Augustin Lesage et Elmar Trenkwalder.

Cité de la Céramique – du 27 juin au 27 octobre 2014 – 2, place de la Manufacture 92310 Sèvres – http://www.sevresciteceramique.fr

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FORMES SIMPLES – Centre Pompidou-Metz – jusqu’au 5 novembre 2014

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Un détour indispensable par Formes Simples au Centre Pompidou-Metz !

 

Formes simples, les « compagnes silencieuses« (J. de Loisy) de nos existences.

Réapparues au XIXème siècle en Occident, elles sont exposées ici, dans un musée, au regard du visiteur comme un défi à la complexité du monde, une résonance à notre évolution d’Homme, un témoignage de notre admiration des métamorphoses de la nature et une odyssée vers la modernité. Dans nos vies nous pouvons passer tout à côté de ces formes, les recueillir ou les collectionner. Mais elles sont en mouvement, elles sont une énergie à l’oeuvre que rien ne peut contraindre.

Ces formes simples chères à Jean de Loisy, commissaire de l’exposition, ont pu trouver leur place dans cette manifestation grâce à la confiance d’Alain Seban et Laurent Le Bon, président et directeur du Centre Pompidou-Metz et au soutien de Pierre Alexis Dumas, président de la Fondation d’entreprise Hermès.

Il est très émouvant de voir au cours de cette visite combien chaque pièce présentée semble avoir trouvé sa place harmonieusement dans une scénographie élaborée. Chaque section de l’exposition, dense et légère à la fois, est proposée au sein d’une forme oblongue dont les murs sont teintés d’une couleur à peine rosée. Denses et légères… comme le sont aussi les pesanteurs de la matière.

Le granit de la statue menhir Tell Brak de Syrie de l’âge du Bronze Moyen (1600-1400 av.JC), la pierre de la stelle funéraire à loutrophore de la Grèce du milieu du IVème siècle av.JC, le dessin pour des études de draperie de Francesco Salviati, le laiton pour Antoine Pevsner, la pierre pour Naum Gabo, le marbre noir de Constantin Brancusi, la fibre de verre de John Mc Cracken, le ciment, bois et acier pour Anish Kapoor, la poésie engendrée par le jet d’encre de Wolfang Tillmans, le cristal de Suzanna Fritscher, l’hélice d’avion de Marcel Dassault, les dessins d’Ellsworth Kelly, le crayon gras de Lee Ufan, l’installation vidéo de Nam June Paik et Olafur Eliason, la photo d’Hiroshi Sugimoto,le sobre disque de bois d’Ethiopie pour recevoir le corps trempé du nouveau né, la stèle de bois noir dressée comme un gardien près de son sommeil d’adulte

Toutes ces matières denses et légères s’accomplissent dans leur relation avec les formes simples, dans le mouvement de leur vie propre, de l’histoire de l’art et de l’univers, indifférentes à leurs inventeurs. Et nous, regardeurs, sommes fascinés par cet éclairage d’une intense vitalité !

« Une courbe unique exprime un jour ce qu’évoquaient confusément jusqu’alors cent courbes enchevêtrées. La simplicité est une incessante conquête que des embûches attendent à tous les tournants de la route et qu’il n’appartient qu’aux poètes d’arracher à la somme immense et toujours renouvelée de l’inconnu. » Elie Faure (1873-1937)

FORMES SIMPLES, Centre Pompidou-Metz, jusqu’au 5 novembre 2014

http://www.centrepompidou-metz.fr/formes-simples

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ANNE et PATRICK POIRIER – NANTES – du 27 juin au 31 août 2014

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Si d’aventure vous passez dans la région…

Le musée des Beaux Arts de Nantes a sollicité Anne et Patrick Poirier pour imaginer un parcours – Curiositas – dont les thèmes sont liés à la notion de mémoire dans 5 lieux différents de la ville. Les oeuvres ont été sorties de leurs réserves par les artistes au regard du souvenir de la vie de famille que Patrick Poirier a connu enfant à Nantes.

Anne et Patrick Poirier sont nés en 1942 et travaillent ensemble depuis 1970. Artistes/voyageurs, artistes/architectes, artistes/archéologues, ils convoquent l’Histoire, la Mémoire et l’Oubli, les civilisations anciennes autant que leur propre passé:  « Un passé réinventé où se confondent lieux réels et paysages utopiques, ruines imaginaires et fragments archéologiques. »

A l’étage du Lieu Unique, une « forêt d’hélices », véritables âmes de bois de forme simple est disposée dans une immense salle. Vestiges de la Fonderie, elles sortent de l’oubli telles de grandes sculptures de Pevsner ou de Brancusi, sortes d’ailes prêtes à tourbillonner de nouveau.

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Puis c’est une odeur familière de sucre et de vanille qui attire le visiteur: celle du « petit beurre » qui autrefois envahissait tout ce quartier de Nantes ! Des oeuvres de John Baldessari, des Becher, de Gilbert et Georges et de Pierre Roy sont également exposées comme autant de témoignages du passé, du rêve, de la modernité, ou d’un autre futur.

– Passage Sainte Croix, Vanitas est constituée d’une sélection d’oeuvres du Musée des Beaux Arts de Nantes, liées à la représentation de la femme, héroïne, tentatrice, sainte ou femme fatale. L’occasion de redécouvrir des oeuvres d’Hippolyte Dominique Berteaux, Angelo Caroselli, Paul Delaroche, Rebecca Horn…

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Une nouvelle installation d’Anne et Patrick Poirier, Anima Mundi, occupe le patio. La volière pour colombes blanches en forme de cône, symbole de la mémoire, semble toucher le ciel. Les colombes, symboles de paix viennent clore le cycle « Entre ciel et terre » du passage Sainte Croix.

 

 

IMG_2114– Le Temple du goût, Phantasma – Dans l’atmosphère d’uncabinet de curiosités, des époques, des oeuvres et des objets se rencontrent, s’opposent et se répondent. Le kayak esquimau du Museum d’histoire naturelle navigue ainsi entre Le corbeau et 

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le renard de Marcel Broodthaers, un grand masque africain, des collections du musée Dobrée, les gravures de Rodolphe Bredin ou encore Max Ernst… Phantasma  c’est également l’exploration du site archéologique de Domus Aurea, Construction V d’Anne et Patrick Poirier qui se déroule sous le regard du Personnage aux yeux bleus de Gaston Chaissac.

 

– Fabrica à l’ENSA

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Face à la Loire, différents objets jonchent le sol noir de bitume, prolongement du fleuve dans la galerie. On y trouve un bateau, le Vezon, petit voilier en acier de la fin du XIXème, un Huit de pointe, cette fois paré pour l’aviron, un naufrage aussi, celui d’Eugène Isabey, et des images: la Loire, l’Erdre après les bombardements de 1943. La guerre, la mort, la terre: un sarcophage, des boulets de canon…L’histoire face aux histoires. A la fiction des objets agrandis de Raymond Hains répondent des casques de l’atelier Van Lieshout crées pour se ressourcer, ou l’image du cerveau labyrinthe dans la maquette Mnémosyne d’Anne et Patrick Poirier.

– Amnesia – Maison Régionale d’Architecture des Pays de Loire

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Un grand paysage entièrement blanc occupe presque tout l’espace, maquette d’un vaste complexe architectural, dévasté ou abandonné, une ville ou plutôt ce qu’il en reste.Ce site, imaginé par Anne et Patrick Poirier, Amnesia, aurait été un vaste conservatoire de la mémoire et de l’oubli. Les restes de ce site utopique ( on pense à la Cité Etrange des Kabakov) voisinnent avec plusieurs archives de la ville de Nantes après les bombardements du 16 septembre 1943, des photographies d’Efrat Schilvy.

– Les Mues de Huang Yong Ping sont installées au sol de la Hab Galerie/Hangar à bananes, quai des Antilles – Tirant le fil du spectaculaire Serpent d’océan crée sur une plage de St Brevin, l’exposition exprime la liberté depensée de cet artiste majeur qui, pour l’occasion, produit une impressionnantenouvelle pièce.

Huang Yong Ping n’a de cesse de jongler entre mythes orientaux et occidentaux pour mieux révéler la crise totale qui ébranle le monde. « Usant de l’animalité de manière récurrente, c’est pourtant à l’humanité qu’il s’adresse. Les oeuvres de l’exposition reflètent en toile de fond le marasme écologique actuel et s’attaquent  aux formes de pouvoir concourant au déséqulibre mondial. »

L’artiste nous apprend à l’issue de cette visite qu’il sera L’invité de la prochaine Monumenta en juin 2016.

Anne et Patrick Poirier – Galerie Mitterrand, 79 rue du Temple 75003 Paris – http://www.galeriemitterand.com – T. 0143261205

NANTES, FAITES LE VOYAGE ! du 27 juin au 31 août 2014 – http://www.levoyageanantes.fr

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MAUDE MARIS – La poésie des objets archéologiques -Cité internationale des Arts de Montmartre

Construction antique, organisation spatiale ou ville onirique la scénographie de Maude Maris oscille entre monumental et minuscule. C’est par un processus lent et minutieux que l’artiste élabore son oeuvre ; depuis les moulages de ses objets « petites familles chinées dans des foires-à-tout » à ces grandes toiles peintes (185 x 250 cm) en passant par la photographie. Des pierres archéologiques dures et tranchantes, des couleurs tendres et artificielles organisent ces compositions spatiales et poétiques

Ces objets de construction sont abstraits. Ils sont présentés de manière figurative dans un dispositif architectural classique, très éloigné de la réalité tant par leur taille que par leur couleur.

IMG_2040 Ce sont des images artificielles silencieuses. La matière est portée sur la toile avec une apparente distance, traitée en aplat hyperréaliste. Les motifs sont traités avec soin, les pierres sont ciselés comme ils l’ont été lors du moulage. Les repères s’éloignent. L’oeil ne peut être distrait comme le souhaitait en son temps Jean Siméon Chardin. Il y est donc question de peinture, d’une peinture exigeante où espace, sujet et matière laissent le regardeur face à ses rêves.

Cité internationale des arts de Montmartre, juin 2014

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