Objets rhizomiques de LUCIE PICANDET – Peintures étourdissantes d’AMELIE BERTRAND et Screencatcher de JULIE EMARD

Trois artistes ont leur atelier de travail à la Cité internationale des Arts de Montmartre. Nous les avons rencontrées le temps d’une soirée en groupe de Carrousel.

Lucie Picandet est l’artiste choisie par le Prix Emerige 2015

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Elle invite pour un parcours étrange et fictionnel où se mêlent philosophie, théologie, peinture, mise en scène, broderie, petits objets façonnés de curiosité. Que cherche-t-elle à toucher par ce langage ?IMG_2017

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Amélie Bertrand a plus d’un tube pour surprendre et poser sur la toile une belle assurance de tons. Son amour de la peinture à l’huile nous enivre de térébenthine dès l’entrée dans l’atelier. Avec ses régiments de couleurs et son ordinateur l’artiste atteint un monde fluo, bardé de grillages, envahide soleils aux dégradés fluos et sans fin.

« Photoshop me permet à la fois d’ouvrir le champ des possibles et d’un autre côté de le fausser complètement. C’est pour cela que je n’utilise pas de logiciel 3D. Tout serait trop juste. »IMG_2021

Cette peinture parfaitement lisse et sans perspective tient à distance. Serait ce pour mieux  étourdir ?

 

 

Justine Emard travaille patiemment divers médiums, la photographie, la vidéo, les installations et la réalité augmentée.  Ayant découvert les écrans en plein air de Californie, –les drive-in-theaters –  elle a exploré activement les paradigmes de l’image cinématographique. Son intérêt pour les ruines, les espaces et architectures abandonnés s’est mêlé paradoxalement à ce désir fort de redonner vie; résistance pour renouveler.

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Screencatcher (photo ci contre) propose une expérience nouvelle du paysage:

  » Elle comprend huit dessins au feutre de driver-in theaters que le spectateur est invité à regarder à travers un écran d’iPhone ou d’iPad. Grâce à un logiciel, des vidéos se superposent aux dessins manuels augmentant l’espace dessiné d’une réalité virtuelle. Le logiciel agit tel un filtre, à la manière des dreamcatcher chez les Indiens Navajos qui évacuaient les cauchemars pour ne garder que les images positives des rêves et auquel le titre de l’œuvre fait référence. En associant dessins et réalité augmentée, l’installation fait fusionner différents niveaux de réalité. Mêlant des écrans dessinés et des écrans réels, Screencatcher offre une mise en abîme de l’image et transforme la position du spectateur qui devient acteur à part entière du dispositif. »Pauline Vidal

Lucie Picandet : http://www.luciepicandet.com/

Amélie Bertrand : http://www.semiose.fr/fr/artistes/oeuvres/1172/amelie-bertrand

Justine Emard : http://www.justineemard.com

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