SUMMERTIME

SUMMERTIME

Au fil de l’été, des régions et des pays, des expositions …

_ UNE FRESQUE MONUMENTALE recouvre les BERGES DE LA SEINE
Depuis la fin du mois de mai, les berges piétonnes de la Seine se voient recouvrir de plusieurs couches de couleurs. Fruit de la collaboration entre la Galerie Itinerrance et la Mairie de Paris, une succession de fresques éphémères est visible sur le sol, sur plus de deux kilomètres de long : STREAM. Pour ce projet ambitieux, à l’échelle de Paris, la Galerie Itinerrance a réuni 4 street artistes de talent : 1010, Momies, Nebay et Seth.
1010 a entamé le premier segment depuis la fin du mois de mai avec ses abysses en trompe-l’oeil et ses vagues colorées de vert et de bleu. Début juin, il a été rejoint par Momies devant le Musée d’Orsay avec ses abstractions aux couleurs du drapeau français. Puis Nebay qui a déployé ses calligraphies sous le Pont Alexandre III. Enfin, Seth nous a offert une anamorphose visible depuis le Pont de la Concorde. Chacun de ses artistes s’est approprié un segment de cette longue ligne de 2 km qui suit le courant de la Seine, depuis le Musée d’Orsay jusqu’au Musée du quai Branly.

_RENCONTRES D’ARLES 2018 – GLIBERT AND GEORGES (1971- 2016) à la FONDATION LUMA avec les commissaires HANS ULRICH OBRIST et DANIEL BIMBAUM, PIA RONDÉ & FABIEN SALEIL, Topophilie des cendres, CHRISTIAN LUTZ, Anatomie du pouvoir, FRANCIS GROSJEAN, Nature Divinity, LAURA HENNO, Rédemption

_Au travers des ténèbres nos âmes radieuses –CONGOVERPRINT – du 5/07/au 29/07/18 – CENTRE DE LA GRAVURE ETDE L’IMAGE IMPRIMÉE, LA LOUVIÈRE, 10 rue des Amours, B-7100 La Louvière Mardi au dimanche de 10h à 18h.

_FLORA MOSCOVICI artiste en résidence dans le cadre de Territoires extra, projet de développement artistique sur le territoire de la Bretagne mené avec le soutien de la DRAC Bretagne du 02/06 au 30/09/18 – ATELIERS DU PLESSIS MADEUC 35

_DENIS MONFLEUR, Sortir du piège, 6ème édition de l’Art au Fil de la Rance – Médiathèque de Plouër 22490, Jardins de la Mairie 22490 Plouër sur Rance,Chapelle Notre Dame de la Souhaitier 22490 Plouër sur Rance.

_NÉ(E) DE L’ÉCUME ET DES RÊVES , L’Océan quel avenir ? – du 05/05/ au 09/09/18 – MuMa Musée d’art moderne André Malraux, 2 bd Clémenceau 76600 LE HAVRE

_GORDON MATTA-CLARK, Anarchitecte – BOUCHRA KHALLILI – DAPHNÉ LE SERGENT, Géoplitique de l’oubli – jusqu’au 23/09/18 au JEU DE PAUME 75001 PARIS

_VINCENT OLINET ! Invité dans le cadre des « Résidences de l’Art en Dordogne », du 09/07 au 30/07/18, l’artiste présentera au château de Monbazillac des oeuvres inédites réalisées lors de son séjour de création. Vincent Olinet est également invité à participer à la manifestation artistique « épHémères-entrActe #4 », qui se tiendra dans le parc du château de Campagne.

_IO BURGARD, La bête dans la jungle au MUSÉE RÉGIONAL D’ART CONTEMPORAIN OCCITANIE/PYRÉNNÉES-MÉDITERRANNÉE, 146, avenue de la Plage Sérignan 34410 du 07/04 au 16/09/18

_GLEN BAXTER au PRESBYTÈRE de SAINT BRIAC 35 – du 05/07 au 505/08/18 avec la collaboration de la Galerie Isabelle Gounod.
Cette exposition a pris forme grâce à Joachim Monvoisin, jeune artiste rennais, sculpteur et dessinateur, qui souhaite rendre hommage à cet artiste britannique dont il se sent très proche. Célèbre pour ses dessins surréalistes et absurdes, c’est après avoir découvert le surréalisme et le dadaïsme que Glen Baxter développe une appétence pour le non-sens, l’incongru, l’ironie.
Quand le grotesque répond au burlesque
Jouant avec les associations entre textes et images, il agrémente ses dessins de commentaires pour obtenir des effets de décalage, une incongruité commune du texte et de l’image, nouant un rapport intense avec la langue et ses sonorités. Au burlesque de la situation dépeinte répond le grotesque d’un commentaire énoncé le plus sérieusement du monde.

_Dans le cadre de son exposition personnelle « Peut-on dessiner une couleur ? » DAMIEN CABANES présente des peintures et des sculptures au CHÂTEAU DE BIRON, lieu d’art contemporain Le Bourg 24540 Vérat de BIRON sous le commissariat d’OLIVIER KAEPPELIN – du 30/06 au 04/11/18

_L’été au LAM, Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut de VILLENEUVE D’ASCQ, 1 allée du musée 59650 jusqu’au 9/09/18
Débris-Collages : récupérer, assembler et reconstruire
Cet été, le musée met en lumière sa collection, de manière inédite et transversale, à travers un parcours associant art moderne, art contemporain et art brut.
L’exposition Débris-Collages : récupérer, assembler et reconstruire présente la pratique du collage -très répandue au cours du XXe siècle – tout en la mêlant à celle de la récupération, du démontage, de la déconstruction voire de la destruction. De nouvelles acquisitions et des œuvres très peu, voire jamais exposées, se déploient ainsi dans l’ensemble des espaces d’exposition du musée. L’occasion de redécouvrir la collection permanente du LaM sous un nouvel angle !

_Troisième lauréat du programme Immersion, une commande photographique franco-américaine, TAYSIR BATNI s’est rendu aux États-Unis, à la rencontre de cousins qu’il connaissait à peine. Au-delà du portrait intime et singulier de sa diaspora familiale, son projet soulève des questionnements universels liés à l’exil et à la construction des identités. Un livre d’artiste et une exposition à l’APERTURE GALLERY à NEW YORK du 15/03 au 23/09/18, retracent sa résidence atypique effectuée sous le parrainage de Sam Stourdzé, directeur des Rencontres d’Arles.
Entre janvier et juillet 2017, le photographe franco-palestinien Taysir Batniji (Palestine, 1966) a partagé le quotidien de ses « cousins d’Amérique » qui résident en Californie et en Floride depuis plusieurs dizaines d’années. Hébergé chez eux, il a cherché à les révéler à travers leur lieu de vie et les objets qui leur appartiennent, les a photographiés et a recueilli leurs histoires. Il s’est également plongé dans ses propres souvenirs en dessinant de mémoire le domicile familial de Gaza. L’ensemble, visible dans l’exposition et la publication qui l’accompagne, suscite nombre d’interrogations passionnantes : que signifie partager une histoire commune ? Comment le rapport au passé et les sentiments d’appartenance évoluent-ils lorsque l’on fait le choix d’une nouvelle vie, d’une nouvelle maison ? Taysir Batniji, qui habite en France depuis 1995, a ainsi pu poursuivre des réflexions situées au cœur de sa pratique sur les situations d’entre-deux culturel et géographique, soutenu par la FONDATION D’ENTREPRISE HERMÈS.

_JUSTINE EMARD – Fukami à l’Hôtel Salomon de Rothschild du 14/07 au 18/08/18
Yuko Hasegawa, prêtresse de l’art contemporain, directrice artistique du MOT de Tokyo, propose une «Plongée dans l’esthétique japonaise» à travers les formes et les siècles, de la dynastie Jomon aux robots qui miment de Justine Emard. Série d’œuvres en correspondance inédites et surprenantes, de Murakami plus éternel que prévu à l’avenir noir de notre Terre selon Kohei Nawa
Hôtel Salomon-de-Rothschild, 11 rue Berryer 75008 Paris

_ THU – VAN – TRAN , « Une place au soleil” au La Grande Place, musée du cristal Saint-Louis, Saint-Louis-lès-Bitche, 57619 du 12/07/18 au 7/01/19 – L’artiste (soutenu par la Fondation d’Entreprise Hermès ) dévoile un ensemble d’œuvres emplies de poésie. Arrivée en France avec sa famille en 1981, leur auteur, Thu-Van Tran (Vietnam, 1979), est marquée par deux horizons culturels et géographiques à la fois éloignés et historiquement liés. Alternant photogrammes et sculptures en hévéa et cristal, sa proposition interroge les méandres de la mémoire intime et collective, ainsi que les effets de la distance et du déplacement.

_Debout ! Exposition du prêt d’une soixantaine d’oeuvres de la collection de François Pinault, Couvent des Jacobins, Rennes jusqu’au 9 septembre
L’exposition, exceptionnelle, présente une soixantaine d’œuvres de 22 artistes, sculptures, peintures, vidéos, organisée par la commissaire Caroline Bourgeois. L’exposition évoque les bouleversements du monde, les guerres, les menaces et la capacité de l’humanité à résister et rester Debout.

L’ART DANS LES CHAPELLES – 8 juillet au 17 septembre 2017 – Pays de Pontivy, Vallée de Blavet

IMG_2894
Polly Appelbaum – Chapelle Saint Jean, Le Sourn

Voici un rendez vous de qualité, véritable expérience politique et artistique où se mêlent à plein les intérêts d’une région et ceux d’un ensemble d’artistes, de galeries et gens de la culture.
« L’art dans les chapelles, est une association qui regroupe 15 communes et deux communautés de communes du centre-Bretagne.

Chaque été depuis 25 ans, L’art dans les chapelles invite des artistes contemporains
à dialoguer avec le patrimoine religieux de la vallée du Blavet et du Pays de Pontivy.
Quatre circuits balisés vous conduisent dans un parcours qui relie le paysage à la chapelle,
la peinture contemporaine à la sculpture polychrome, l’architecture religieuse à l’art d’aujourd’hui. 

 Claire Colin Collin Chapelle Saint Tudguah
Claire Colin Collin
Chapelle Saint Tudguah

Toute l’année, L’art dans les chapelles organise des rendez-vous, des ateliers d’arts plastiques et des visites accompagnées à destination des individuels, des scolaires
et des groupes, autour de la découverte et de la sensibilisation à l’art contemporain et au

patrimoine. »

Au delà du violet Dove Allouche Chapelle Notre Dame des Fleurs
Au delà du violet
Dove Allouche
Chapelle Notre Dame des Fleurs

IMRAN QURESHI – Barbican Centre – Londres – du 18 février au 10 juillet 2016

images-6Pour sa première grande exposition à Londres au Barbican Center, Imran Qureshi présente « Where the shadows are so deep » une série d’exquises miniatures dessinées à partir de la courbe, un motif traditionnel.

Commençant avec des scènes douces de la nature, la suite des travaux introduit progressivement des éléments plus sombres ;
imperceptiblement, l’incertitude nait autour de la forme courbe .Unknown-2

Accrochées à différentes hauteurs le long de la spectaculaire travée de 90 mètres, ces peintures délicates sont comme des bijoux pour attirer le visiteur, exigeant de lui lorsqu’il approche un tout autre regard.
Renforçant cette atmosphère inquiétante, des éclaboussures rouges sanguinolentes sont reprises au sol par quelques motifs floraux blancs, l’artiste a fait de son exposition un itinéraire d’une grande tension. Ce rouge fait écho à la situation actuelle au Pakistan etUnknown dans le reste du monde, où la violence se vit au quotidien. « Pourtant, les gens ne perdent pas espoir, explique Qureshi. D’où les fleurs qui jaillissent de la peinture rouge pour exprimer l’espérance qui subsiste malgré tout, l’espoir d’un lendemain meilleur. »

 

Imran Qureshi, né à Hyderabad en 1972, adapte les motifs et les techniques de la miniature moghole à un répertoire contemporain. Il vit et travaille à Lahore.

En 2014, plusieurs de ses peintures et une œuvre in situ figuraient à l’exposition inaugurale du musée Aga Khan de Toronto, intitulée Le Jardin des idées, qui réunissait six artistes pakistanais contemporains.Unknown-1

En France il est représenté par la Galerie Thadeus Ropac.

 

 

Barbican Center – Silk St, London EC2Y 8DS, Royaume-Uni – http://www.barbican.org.uk

du 18 février au 10 juillet 2016

 

SIGMAR POLKE, un alchimiste à VENISE – Palazzo Grassi – 17 avril au 6 novembre 2016

Fêter les 10 ans de la Collection de François IMG_7404Pinault à Venise avec les oeuvres de
Sigmar Polke (1941-2010), c’est une belle attention portée au public; celui qui connait l’artiste est heureux de trouver là un accrochage complet, celui qui le découvre y voit avec étonnement l’étendue des formes picturales brillantes et sensibles de son travail !

IMG_7467

 

 

Le tissu après sa formation chez un maître verrier est depuis les débuts le matériau de prédilection de ce peintre non conformiste allemand, meilleur ami de Joseph Beuys (1921-1986); il triture toutes sortes de tissus et des mediums comme les oxydes métalliques, le lapis lazuli broyé, et les mixions de cyanure et d’arsenic. Malmener la toile et son image au regard de l’histoire pour une vraie explosion chromatique en grand format !

IMG_7452
IMG_7426
« Peintre de son temps, qui sut regarder le monde en face…il introduit aussi l’alchimie dans le temps présent et trouve le juste équilibre entre fascination ésotérique et contemporanéité. »

IMG_7394

 


Palazzo Grassi, Venise – du 17 avril au 6 novembre 2016 – http://www.palazzograssi.it

SOLITAIRE Stéphane Thidet – Collège des Bernardins –

IMG_6791IMG_6788

 

 

 

 

 

Une expérience à vivre entre arbre violenté et eau dans un lieu d’une puissance poétique telle que la lumière s’y faufile subtile et  douce. Le contraste est fort de « rassembler ces morceaux du monde extérieur » dans la sacristie fermée du Collège des Bernardins. Il est source d’inspiration pour Stéphane Thidet.

Cette installation est mobile. Deux troncs écorcés par les tempêtes du sud. L’un horizontal et l’autre plus vertical. Les arbres tournent lentement comme des images en développement, des dessins tracés sur l’eau, comme deux corps prenant le temps de leur présence par notre regard:  » à la manière des flammes d’un feu dont chaque apparition ne serait jamais tout à fait semblable à la précédente ».

Entrer dans la sacristie, sentir l’odeur de bois, méditer au regard de l’eau et de la pierre…

Collège des Bernardins – Commissaire Gaël Charbeau – du 1er avril au 10 juillet 2016 – http://www.collegeddesbernardins.fr

DOUBLE JE, Artisans d’art et artistes – Palais de Tokyo – 24 mars au 16 mai 2016

web-double-je2DOUBLE JE est une exposition installée comme un décor de film ( maîtrise artistique de Pascale Consigny ) et à partir d’une nouvelle de Franck Thilliez; elle a été conçue dès son origine comme une exploration originale du dialogue entre art et artisanat d’art et à partir du thème populaire de polar.IMG_6644Ateliers d’artistes, d’artisans ou scène de crime ? On n’est pas dans une scénographie habituelle: chaque objet est présenté au visiteur comme oeuvre d’art ou comme indice de meurtre.

IMG_6659

L’aventure dans les détails ou la fascination du détail est ce qui relie ces deux mondes. A nous de plonger pour jouer les détectives !

La collaboration étroite entre les artistes et les artisans d’art est à l’origine de, par exemple une moto ornée par un plumassier, des photographies décorées par une brodeuse, un paravent en bois sculpté et peint par un artiste, des vases générés par le son de la voix, une dague en acier damassé dont le manche est un moulage de vertèbres de serpent … ETRANGE

Palais de Tokyo – du 24/03 au 16/05/2016 –

VILLA VASSILIEFF – Groupe mobile – du 13 février au 2 juillet 2016

IMG_6268C’est dans une petite impasse bucolique, tout près de la gare Montparnasse, que la Villa Vassilieff a ouvert ses portes il y a quelques jours. Elle est située avenue du Maine dans le 15ème arrondissement de Paris, sur le site de l’ancien atelier de Marie Vassilieff qui abrita jusqu’en 2013 le musée du Montparnasse jusqu’en 2013.

 

 

Et souvenir  … JIMG_6269‘ai organisé en 2009 le lancement de Carrousel grâce à la précieuse collaboration d’une amie !

 

 

 

IMG_6265

Aujourd’hui la Villa Vasilieff entend renouer avec l’histoire de ce lieu en invitant des artistes et chercheurs à poser un regard contemporain sur les ressources passées et présentes du quartier (bibliothèques municipales, Ateliers des Beaux Arts de la Ville de Paris, le Musée Bourdelle, le Musée Zadkine…) mais aussi d' »institutions associées« , comme le Centre Pompidou, la Fondation Nationale des Arts graphiques et Plastiques et le Musée Picasso.                                             

« La Villa Vassilieff encouragera les interprétations singulières, les digressions, les déviations et les bifurcations. L’art y sera un territoire d’enquête où échafauder collectivement des outils de compréhension et des cartographies alternatives de notre société contemporaine.  »                                                                                

LIMG_6263 (1)e Pernod Ricard Fellowship (association de Pernod Ricard et de la Villa Vassilieff) invitera chaque année 4 artistes, commissaires ou chercheurs en résidence, contribuera à faire de la Villa un lieu d’invention et de création de nouveaux récits.

VILLA VASSILIEFF Chemin du Montparnasse, 21 avenue du Maine 75015 Paris Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h.

IMG_6258 IMG_6259 IMG_6260 IMG_6256

HELENA ALMEIDA – Corpus –

Helena AAlmeida_12lmeida (née à Lisbonne en 1934), produit depuis les années 1960, une oeuvre étrange marquée par un vif intérêt pour le corps et par le désir de dépasser l’espace pictural et narratif, qu’elle occupe comme artiste et modèle.IMG_6217IMG_6223

 

 

 

 

 

 

Elle a commencé par progressivement déconstruire les supports artistiques traditionnels et le langage de la peinture pour faire appel à la performance dans laquelle son propre corps et les photos de celui ci lui ont permis l’exploration « entre les états intérieurs subjectifs et leur forme extérieure visible ». 

IMG_6218

 

 

 

 

IMG_6224

 

 

 

 

 

 

 

La chorégraphie et les dessins qui la précèdent témoignent de toute la complexité de ses recherches, et aboutissent à ces images si magnifiquement structurées.

IMG_6239

IMG_6235

 

IMG_6229

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Musée du Jeu de Paume du 9 février au 22 mai 2016 http://www.jeudepaume.org

Objets rhizomiques de LUCIE PICANDET – Peintures étourdissantes d’AMELIE BERTRAND et Screencatcher de JULIE EMARD

Trois artistes ont leur atelier de travail à la Cité internationale des Arts de Montmartre. Nous les avons rencontrées le temps d’une soirée en groupe de Carrousel.

Lucie Picandet est l’artiste choisie par le Prix Emerige 2015

IMG_2016

IMG_2015

 

 

 

 

Elle invite pour un parcours étrange et fictionnel où se mêlent philosophie, théologie, peinture, mise en scène, broderie, petits objets façonnés de curiosité. Que cherche-t-elle à toucher par ce langage ?IMG_2017

IMG_2012

 

 

 

 

IMG_2024DSC_0857

 

 

 

 

 

 

 

 

Amélie Bertrand a plus d’un tube pour surprendre et poser sur la toile une belle assurance de tons. Son amour de la peinture à l’huile nous enivre de térébenthine dès l’entrée dans l’atelier. Avec ses régiments de couleurs et son ordinateur l’artiste atteint un monde fluo, bardé de grillages, envahide soleils aux dégradés fluos et sans fin.

« Photoshop me permet à la fois d’ouvrir le champ des possibles et d’un autre côté de le fausser complètement. C’est pour cela que je n’utilise pas de logiciel 3D. Tout serait trop juste. »IMG_2021

Cette peinture parfaitement lisse et sans perspective tient à distance. Serait ce pour mieux  étourdir ?

 

 

Justine Emard travaille patiemment divers médiums, la photographie, la vidéo, les installations et la réalité augmentée.  Ayant découvert les écrans en plein air de Californie, –les drive-in-theaters –  elle a exploré activement les paradigmes de l’image cinématographique. Son intérêt pour les ruines, les espaces et architectures abandonnés s’est mêlé paradoxalement à ce désir fort de redonner vie; résistance pour renouveler.

IMG_2038IMG_2036

 

 

 

 

 

IMG_2033

 

Screencatcher (photo ci contre) propose une expérience nouvelle du paysage:

  » Elle comprend huit dessins au feutre de driver-in theaters que le spectateur est invité à regarder à travers un écran d’iPhone ou d’iPad. Grâce à un logiciel, des vidéos se superposent aux dessins manuels augmentant l’espace dessiné d’une réalité virtuelle. Le logiciel agit tel un filtre, à la manière des dreamcatcher chez les Indiens Navajos qui évacuaient les cauchemars pour ne garder que les images positives des rêves et auquel le titre de l’œuvre fait référence. En associant dessins et réalité augmentée, l’installation fait fusionner différents niveaux de réalité. Mêlant des écrans dessinés et des écrans réels, Screencatcher offre une mise en abîme de l’image et transforme la position du spectateur qui devient acteur à part entière du dispositif. »Pauline Vidal

Lucie Picandet : http://www.luciepicandet.com/

Amélie Bertrand : http://www.semiose.fr/fr/artistes/oeuvres/1172/amelie-bertrand

Justine Emard : http://www.justineemard.com

AMELIE BERTRAND – Queens and Kings à la Galerie Sémiose

Un lino rose flamelie_bertrand_semiose_galerie_editions_4663uo se répand sur le sol de la galerie Sémiose; un tapis de cérémonie. Célébration des peintures d’Amélie Bertrand, de tableaux explorant à partir de l’ordinateur une voie d’accès à des champs nouveaux de l’organisation des surfaces: « Photoshop me permet à la fois d’ouvrir le champ des possibles et d’un autre côté de le fausser complètement. C’est pour cela que je n’utilise pas de logiciel 3D. Tout serait trop juste. » 

 

amelie_bertrand_semiose_galerie_editions_4422

 

C’est avec les matières onctueuses et grasses de l’huile, les infinies variétés de nuances et le séchage tranquille que l’artiste inventent des lumières et des formes nous tenant résolument devant la toile, avec brio.

Galerie Sémiose – du 7 novembre au 24 décembre – 54, rue Chapon 75003 Paris